Pollution de l’air et statistiques

Plus d'essence???

Pollution de l’air et statistiques

Malgré les avancées technologiques (filtres à particules, catalyseur, contrôles anti-pollution, etc), l’augmentation du trafic motorisé a comme conséquence directe une augmentation de la pollution de l’air. L’impact de cette pollution en chiffres.





Aujourd’hui, en Suisse, 36 % de la pollution de l’air provient de la circulation motorisée contre 28% pour l’industrie et 28% pour l’agriculture.

Dans le courant des années 90, une grande étude épidémiologique a été menée au niveau national pour mettre en relation pollution et problèmes de santé. Les résultats ont été univoques : diminution des capacités pulmonaires, augmentation de problèmes respiratoires et de maladies des voies respiratoires, causées par de trop fortes concentrations de poussières fines (PM10).

Les résultats en chiffre par an et en Suisse :



• 12’500 cas d’asthme d’enfants;

• 33’200 cas d’asthme d’adultes;

• 1600 cas d’hospitalisation pour cause cardio-vasculaire;

• 1800 décès (projection sur le long terme).



Quant aux coûts de la santé, engendrés par la pollution, cela représente 3.4 milliards de francs suisses par an (1,1 % du PNB).



Des chiffres d’autant plus alarmistes quand on apprend que l’exposition moyenne d’un citoyen aux poussières fines (PM10) est de 21.4 µg/m3, alors que les limites légales ont été fixées à 20 µg/m3.



Un problème qui ne va qu’en s’empirant avec l’augmentation du trafic motorisé (plus 40% dans les 20 prochaines années selon le Service de la Mobilité) et le choix des déplacements : le transport individuel motorisé (voiture, moto, cyclomoteur) approchant le 70% des distances journalières parcourues et le 44% du temps de déplacement, contre 19% et 18% pour les transports publics, ainsi que 6% et 7 % pour le trafic non motorisé (marche, bicyclette).



La Romandie, comme bien souvent en matière d’environnement est loin derrière la Suisse-allemande : à Zurich, Bâle et Berne, les transports non motorisés sont préférés aux transports individuels motorisés (52% de toutes les "étapes" effectuées contre 29%) alors qu’à Genève et Lausanne c’est l’inverse qui se produit (transports non motorisés 39% et transports individuels motorisés 46%).



Source : Site officiel de l’Etat de genève

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