Scooters et motos: des alternatives qui n’en sont pas!
Scooters et motos : des alternatives qui n’en sont pas.
Les scooters et les motos sont fréquemment considérés comme des alternatives aux problèmes de mobilité. Souvent perçus comme moins polluants, plus rapides dans le trafic et occupant moins de place dans les rues d’une ville, leur nombre augmente de manière vertigineuse…
Un scooter ou une moto sont, pour beaucoup, perçus comme des panacées aux problèmes de mobilité en milieu urbain : on prend moins de place sur la route et on évite ainsi une partie des bouchons, on consomme moins d’essence, on rencontre moins de difficultés de stationnement et, croit-on, on pollue moins. Cependant, vu l’augmentation effrayante du nombre de deux-roues motorisés, il est important de se poser quelques questions sur leur utilisation et de revenir sur quelques idées préconçues.
- Un scooter ou une moto, ça pollue moins. FAUX ! S’ils rejettent moins de CO2 qu’une voiture pour un même trajet, les scooters et motos rejettent en moyenne environ 5 fois plus de particules fines qu’une voiture pour un même trajet. Les valeurs limites de particules fines étant déjà dépassées une vingtaine de fois par an en Suisse, les problèmes de pollution n’iront donc pas en s’améliorant avec l’augmentation du trafic de deux-roues motorisés. (Voir également notre tableau comparatif à la fin de notre article, les scooters et vélomoteurs polluent jusqu’a 87x plus qu’une voiture, sur un test de 30 minutes…)
- Un scooter ou une moto, « ça dérange » moins qu’une voiture. FAUX ! S’ils prennent moins de place en ville, ils sont sources d’énormes nuisances sonores, dangereuses pour la santé (environ 90 décibels pour une moto ou un scooter).
- Un scooter ou une moto, c’est dangereux. VRAI ! Aussi vulnérables au trafic que des vélos, leur vitesse élevée augmente la gravité et le nombre d’accidents (en 2004, 25 tués en dix mois à Genève).
- Un scooter ou une moto, ça permet de se déplacer vite en ville. VRAI ! Cependant il ne faut pas confondre vitesse et irrespect des autres usagers.
Si vous faites partie de la « trop grande » famille de conducteurs de scooters et de motos et que ces arguments ne suffisent pas pour remettre en question vos déplacements quotidiens, voici quelques lois à ne pas oublier :
- Les scootéristes et motards peuvent emprunter une bande cyclable (délimitée par une bande discontinue) s’ils ne dérangent pas un cycliste.
- Cependant, ils n’ont pas le droit de s’arrêter au feu sur une bande cyclable.
- Ils n’ont pas le droit d’emprunter une piste cyclable (bande cyclable séparée de la route ou surélevée).
- Ils n’ont pas le droit de remonter une file de voitures arrêtées ou de se faufiler entre les voitures.
Pour plus de détails sur la cohabitation entre scooters/motos et vélos, lire l’article de l’ASPIC.


