En Roue Libre à Chloropolis

En Roue Libre à Chloropolis

En Roue Libre à Chloropolis

Dans un futur pas si lointain, l'homme se sera débarrassé de la peste qui empoisonne ses villes: "l'automobile". Le goudron est remplacé par du gazon, les feux rouges par des arbres, les routes par des jardins et des forêts. Genève libérée s'appelle désormais Chloropolis. Et on s'y déplace à pied, en "cabine"… et bien sûr à vélo.
Venez essayer la ville du futur avec nous, le mardi 23 mai. Rendez-vous à 18h30 au Parc des Bastions devant le kiosque, pour un voyage dans un futur possible, d'espace vert en espace vert. Vernissage à la fin de la performance urbaine à Attitudes, 4 rue du Beulet.



Imaginez une ville où les routes ont été transformées en jardins et en espaces verts. Une ville où le gazon a remplacé le goudron. Sur les toits des maisons on trouve des forêts, des prairies suspendues, des champs de fleures où paissent parfois même vaches et moutons. Dans les rues, la plupart des essences de nos forêts sont présentes, des chênes aux hêtres, des sapins aux boulots. L’effectif de la police et de la voirie à été diminuée de 20 %, celui des jardiniers du Service des Espaces Verts augmenté de 40.    
Imaginez une ville où le silence n’est troublé que par le bruit des oiseaux, des enfants qui jouent, des gens qui parlent et de la musique des fêtes de quartiers.
Imaginez une ville qui respire.

Les voitures ? Mais elles sont à leur place, dans un musée. Rien d’aussi primitif dans Chloropolis. Par contre l’art de vivre, lui, il est partout dans la ville. La plupart des gens utilisent des moyens complètement futuristes pour leur mobilité : ils se déplacent à vélo, à pied, ou en « cabines ». Comme quoi parfois les visions du futur sont à trouver dans le passé. Ou plutôt, que les bonnes idées n’ont pas d’âge. Pourquoi cherchons nous le bonheur si loin de nous alors qu’il est si proche, à portée de main, dans la rue en bas de chez nous, où, sous les ombres des frondaisons les enfants jouent sans crainte pour leur survie, les hommes et le femme se rencontrent dans la rue pour échanger, vivre, créer. 

Utopie fantaisistes, irréalisable ? Pas tant que ça. De nombreuses villes amorcent le virage chlorophilesque, ou sont en train de l’envisager sérieusement par des mesures d’accompagnements (Londres avec son système de péage au centre-ville, Paris avec « le code de la rue » par exemple). C’est un chemin qui est encore long, mais où il est aisé de s’engager. Il n’y a rien à construire, ou presque. Il suffit de choisir. Il suffit de laisser la vie faire son œuvre en harmonie avec le développement humain. Ce n’est qu’une question de choix politique et individuel. Mais c’est aussi une question de courage et de détermination. Courage de résister aux sirènes de l’économie automobile, si séduisantes et si puissantes, mais dévastatrices. Détermination de défendre l’humain et la vie avant tout autre considération. Courage de faire l’effort quotidien que demande ce choix de vie : prendre un vélo, aller à pied, emprunter les transports publics. Utiliser la meilleure énergie qui soit : la notre.

Car ce qui semble un effort de prime abord apparaît, à l’usage, dans sa vraie valeur : c’est se faire du bien à soi-même et aux autres que de renoncer à l’automobile comme moyen ultime de déplacement en ville. La qualité de vie globale s’en trouve améliorée (diminution de la pollution, des nuisances sonore, visuelles, olfactives…)  l’espace urbain peut retrouver une certaine harmonie, une paix qu’elle a perdu au tournant du siècle passé. Mais surtout la rue est rendue aux citoyens ! Aveuglé que nous sommes par la fausse évidence de l’omniprésence automobile dans le paysage urbain, nous minimisons son impact dévastateur sur l’homme (tant au niveau social, que psychologique). 

C’est dans une ville nouvelle que nous vous invitons, mardi 23 mai 2006. Nous vous proposons de partir à la découverte de ce possible futur. D’en avoir un aperçu, un échantillon. Petit voyage dans le temps, et dans l’espoir qui ne coûte rien, mais peut faire rêver.
Le rendez-vous pour le voyage dans cette utopie réalisable est fixé à 18h30 devant le Kiosque du Parc des Bastions et nous entrainera à travers la ville d’espaces verts en espaces verts pendant une heure environ. A l’arrivée à l’espace d’art contemporain attitudes, vous attend le « vernissage dont vous êtes le héros » et d’autres surprises. Munissez-vous simplement de votre vélo, et de votre imaginaire, nous nous chargeons du reste !

Venez découvrir un monde où les voitures n’ont plus droit de « citée »
Un grand rêve réalisé à coup de pédales.

Flyer Chloropolis

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