L’automobile et le paléolithique

L’homme du paléolithique était plus rapide que l’homme moderne !
Encore un petit passage issu du livre de Marcel Robert et qui prouve que la voiture donne un méchant coup de marche arrière à l’évolution de notre espèce. En résumé, l’homme passe tellement de temps à travailler pour payer sa voiture et ses frais annexes, que sa vitesse globale n’atteint pas les 5km/h. Explications. Pour avoir un développement complet de cette théorie, je vous conseille vivement de lire le chapitre "Inefficacité du système automobile." dans ce même bouquin.
« Comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simpleconstatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’onajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoiredevrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate quepour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural. »
Extrait de l’article "Aberration", in l’Encyclopédie des nuisances, n° 7, Mai 1986. Repris par Marcel Robert dans son livre "Pour en finir avec la société de l’automobile", Edition CarFree.fr, 2005.