Vélo et train
Vélo et train
Vélo et train, une combinaison à la base idéale pour se déplacer en Suisse et à l’étranger. En effet, quoi de mieux que de sauter dans un train, le vélo sous le bras, de regarder défiler les kilomètres et, une fois arrivé à destination, d’enfourcher sa monture et de profiter de son vélo sur le lieu de destination.
Combinaison idéale oui, mais qui ne va pas sans complications de toutes sortes qui vont même parfois jusqu’à décourager les utilisateurs de cette belle complémentarité de mobilité.
« Le vélo et le train, excellente combinaison. » Ainsi s’intitule un petit carnet édité par les CFF. On y trouve des conseils pour voyager à vélo et en train en Suisse et à l’étranger, pour charger ou expédier son vélo dans les différents trains, des possibilités pour des locations de vélo etc.
Il faut dire que leur titre semble logique. Comment faire les grands cols de Suisse, si on ne peut pas s’approcher d’eux en train ? Comment aller à Zurich ou Lugano pour une journée ou deux et y être en vélo (car sans vélo, c’est quand même moins drôle !) Jusqu’ici, il n’y a donc rien à contredire aux CFF.
Mais dans la pratique, il semble que cette combinaison n’est tout de même pas si confortable que ça. A croire que les CFF, contrairement à ce qu’ils promettent dans leur carnet publicitaire, font tout pour empêcher les gens de prendre leur véhicule préféré dans le train.
Sinon, comment expliquer qu’il n’y ait pas plus de places dans les nouveaux trains pour vélos (et poussettes et contrebasses et autres) ? Pourquoi le personnel veut-il, dans la plupart des cas, que l’on range les vélos dans les tranzbag (housse pour vélo), même s’il dérange moins accroché que dans la housse ? Pourquoi ne peut-on plus transporter son vélo emballé dans une housse dans les CIS-Alpinos , alors que ceux-ci sont les trains qui s’apprêtent le mieux pour aller en Valais, ou encore qui sont des trains de Berne à Bâle, si on veut éviter les ICNs ?
Dans le ICN (train pendulaire) qui circule de Genève en direction de Bâle et de Zurich, les cyclistes qui voyagent avec leur vélo sont obligés de faire une réservation pour la petite reine. Sinon, la place coûte un peu plus cher que prévu. Car même si vous avez un billet valable pour votre vélo, la réservation effectuée dans le train coûte dix francs. Surtaxe pour le fait d’embêter le personnel des CFF. Et cela même si votre vélo sera le seul ! Les réservations se font d’ailleurs au plus tard quinze minutes avant le départ du train. Si vous êtes en possession d’un abonnement demi-tarif ou abonnement général, il ne faut surtout pas acheter un billet à plein tarif (quinze francs), qui vaudrait donc le prix d’un billet de vélo journalier à tarif réduit plus une réservation. Car ceci est un billet complet, et non un billet et sa réservation.
Ainsi, un membre de Roue Libre a dû payer une réservation en plus des quinze francs qu’il avait déjà dépensés et ceci, même si son vélo était le seul dans le wagon. Félicitations les CFF ! Ainsi, tout le monde aura une grande envie de voyager avec son vélo dans le train et « œuvrer à la fois pour votre santé et pour l’environnement » (prospectus CFF). Ce qui restera un beau projet.

