Mauvais conducteurs : Vélo VS Traffic motorisé
Mauvais conducteurs : Vélo VS trafic motorisé.
Aujourd’hui 3 octobre 2006, je vois dans la Tribune de Genève que cette semaine, nos chers gendarmes ont décidé de punir les deux roues. Le journaliste qui a pondu l’interview du chef de la police n’a proablement pas pensé à lire le rapport des accidents de la route publié sur le site de l’office fédéral des statistiques avant de poser ses questions, ce qui fait qu’il appuie un peu trop sur la mauvaise conduite des cyclistes.
Pour faire bref : voici quelques chiffres pour l’année 2005 en suisse : sur 35’000 accidents , on peut en compter 2’713 où le cycliste est fautif contre 5’243 où un « deux roues motorisé » l’est. Ensuite, nous pouvons voir que les voitures sont responsables de 23’031 accidents, dont 5’548 pour cause de distraction , 4’748 refus d’accorder la priorité et 317 non-respects des signalisation lumineuse (contre 22 accidents pour les mêmes causes provoqué par un cycliste.)
Concernant les 379 cas mortels liés à un non-respect des règles de la circulation (sur 691 au total), 22 sont la faute de cyclistes, contre 216 pour les voitures de tourisme, et 78 pour les deux-roues motorisés. La grande majorité de décès liés aux fautes du cyclistes sont le décès du cycliste lui-même, contrairement aux voitures où le conducteur tue quelqu’un d’autre et reste lui-même vivant… En sachant que le cycliste moyen brûle la majorité des feux qu’il croise, roule à contre-sens une rue sur deux, circule sur les trottoirs et sur les voies de tram, comment cela se fait-il qu’il ne cause pas plus d’accident que ça ? Simplement parce que le cycliste est bien plus attentif aux autres et qu’il n’a pas besoins de règles lourdes pour circuler.
Si vous n’êtes pas assez en forme pour pédaler, le tram est sans hésitation ce qu’il vous faut, car il allie le confort, la ponctualité ainsi que la sécurité pour vous et pour les autres. (18 accidents où un tram est fautif en 2005, dont 1 seul mortel… ).
Ce n’est que des chiffres et je suis sûr que nous pourrions tirer bien d’autre conclusions si nous pouvions mesurer l’impact des véhicules motorisés sur la santé des gens : Excès de poids, dépression, stress, allergies, etc… Mais ça, les journalistes n’en parleront jamais, car cela serait comme une insulte envers la majorité de ceux qui achètent leur journal…
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