La bourlingue à vélo

uruguay.jpg La bourlingue à vélo

Qui n'a pas rêvé de voyager en vélo, d'emporter sur ses deux-roues sa maison, de voguer sur routes et chemins sans véritablement savoir où l'on va passer la nuit, jusqu'où les jambes porteront…

L'été est pas si loin et pour certain(e)s, les envies de bourlinguer à vélo (re)viennent.

Trouvé sur le net, un texte sympa, quelques réflexions/questions sur le voyage à vélo…

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La bourlingue à vélo,
c'est vraiment le pied.

On peut emmener tellement de matériel que le
confort vaut presque celui de la maison.

Alors depuis que j'ai lâché la
bagnole, d'escapade en escapade, voilà deux années que je pédale sur deux ou
trois roues.

En France essentiellement car je refuse de prendre l'avion
pour me faire plaisir au dépend de la nature et de la majorité de gens qui ne
peuvent s'offrir ce mode de transport.

Mais je commence à
m'essouffler.

Car la généralisation de la propriété privée (et de ses
dérives : défense d'entrer, accès interdit, camping interdit, chien méchant,
clôtures, clôtures et clôtures) alliée à la circulation routière (qui ne cesse
d'augmenter) cassent trop souvent le plaisir de voyager le long des routes ou
même des chemins.

Je rêve d'une généralisation de l'<Allemanstret>,
ce principe en vigueur en Europe du nord, qui fait que quiconque peut planter
son camp partout, même sur un terrain privé, à condition de ne pas gêner autrui
et de respecter la nature. Simple, responsable, intelligent.

Je rêve
aussi, pour la France tout au moins, ce pays potentiellement si magnifique, d'un
réel maillage de voies vertes avec endroits aménagés pour l'étape (auberges
rustiques ou espaces pour des tentes avec point d'eau, toilettes sèches et coin
<feu>).

La réalité, sur le terrain est toute autre. Pour s'en
convaincre, il suffit d'y aller, à vélo à cheval et dans bien des cas, même à
pied. Et constater que bruit, gaz d'échappement, agressivité, suspicion sont
bien souvent de la partie. C'est ainsi.

Je parle là de trips sur des
distances conséquentes et non de sorties pour quelques jours ou à des altitudes
accessibles à la belle saison seulement. En fait il s'agit de
nomadisme.

D'où la question n°1 : L'eau reste-t-elle le dernier
type d'espace à peu près vivable pour le nomade en quête de calme et de sérénité
en vieille Europe ?

L'eau, en terme de voie de déplacement c'est
:

· L'eau vive des cours d'eau à rapides.

· L'eau
calme des lacs, rivières et fleuves tranquilles.

· Les
canaux.

· La mer et l'océan.

Tout un programme
!

Une partition dont l'instrument est le bateau.

Engin à rames, à
pagaie(s), à pédales ou à voile si l'on refuse l'emploi de la mécanique, même
électrique.

Et qui, évidemment, pour bien faire, doit pouvoir être
déplacé sur terre, en cours de voyage, sans l'aide d'une bagnole
!

Question n°2 : Un bateau unique permet-il de jouer toute la
partition, en dehors des extrêmes (traversée d'océan et gros rapides), tout en
permettant d'emporter les bagages du nomade ?

Les questions sont
posées. Les réponses vont suivre après expérimentation sur le
terrainŠ

A bientôt.

H

Trouvé sur : www.svsr.fr (sans voiture et sans regrets)

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